L'eau est un élément naturel vital pour l'homme.
Patrimoine commun de la Nation, sa protection est reconnue d'intérêt général*.

Pourquoi faut-il protéger et préserver les ressources en eau ?

Longtemps, l'eau était considérée comme pure dès lors qu'elle était limpide. Or, il est désormais admis que la qualité de l'eau ne dépend pas de ce seul facteur, en partie du fait qu'un bon nombre de substances toxiques sont invisibles à l'œil.

Si une eau peut être naturellement impropre à la consommation humaine, la dégradation de l'eau est très souvent liée aux activités humaines. Pour limiter les coûts liés au traitement de l'eau, et ainsi limiter la facture de l'usager, il est important de veiller au bon usage de l'eau et à la préservation de sa qualité.

Les ressources profondes sont certes moins impactées par cette dégradation mais cela résulte du fait que leur renouvellement est très lent (parfois plusieurs centaines d'années). Puiser dans ces ressources sans se soucier de la préservation des ressources plus superficielles constitue un élément de facilité préjudiciable pour les générations futures.

Les périmètres de protection des captages

Obligation réglementaire**, l'établissement de périmètres de protection autour des captages d'eau potable vise à renforcer la protection naturelle des eaux prélevées. L'objectif est de préserver l'eau des risques de pollution provenant des activités exercées à proximité.

Jusqu'à trois périmètres peuvent être définis :

  • Le Périmètre de Protection Immédiate. Acquis en pleine propriété par le syndicat et clôturé, ce périmètre s'étend généralement à la parcelle où se situe le captage et vise à limiter les risques d'introduction directe de polluants dans celui-ci.
  • Le périmètre de Protection Rapprochée. Ce périmètre correspond à la zone d'appel du captage. Son extension varie donc en fonction du pompage et des caractéristiques de l'aquifère. Ce périmètre vise à limiter les risques de pollutions accidentelles et ponctuelles.
  • Le Périmètre de Protection Éloignée. Facultatif, ce périmètre correspond à la zone d'alimentation du captage. Il permet de palier à une insuffisance réglementaire.

C'est un expert, un hydrogéologue agréé, qui propose après des études de terrains ces périmètres et les prescriptions qui doivent y être respectées. Après enquête publique et modifications éventuelles, ces périmètres sont déclarés d'utilité publique.

Cette seule action ne suffit pas à préserver la qualité de l'eau dans son ensemble. En effet, la lutte contre les pollutions diffuses n'est pas efficace à cette échelle. Elle doit être envisagée à l'échelle de l'aire d'alimentation du captage ou plus généralement à l'échelle du bassin versant. Dans les deux cas, ces territoires sont beaucoup plus vastes que celui du syndicat.

* art. L201-1 du Code de l'Environnement
** art. L1321-2 du Code de la santé publique